Nuit Blanche
Quand l'hanche
épanche
ma grande soif
J'entends une musique
ronde et blonde
Pudique
tu éteins le silence
et s'allument les étoîles
Rêve
Les oiseaux sont la plus douce compagne
de mes matins de solitude
Plus léger de leurs chants
ma tête sans poids sur leurs plumes
mon mauvais rêve perd sa gravité
sans même sortir ma plume
Volutes
Dans le cocon serré de mon cerveau
couve un fil de mots
léger et lisse
qui glisse sur ta peau
et caresse en ultimes volutes
tes paupières
et remplit dans la nuit
tes yeux
d'une image de moi
Art-trop-ode
La malice de mes pensées joue
et tourne la roue
de ma vie
dévisse mon esprit
et me roule
dans la boue
de mes vices
mais déjà
l'éclat d'une élytre
me recouvre
d'une carapace
mes angoisses s'effacent
au contact
de mes amours
cétoines
